RÉSEAU CENTRE SUD. PRATIQUES ET PÉDAGOGIES COOPÉRATIVES

Direction scientifique : Agnès DEBOULET, Muriel GIRARD, Rainier HODDÉ, Khedidja MAMOU, Merril SINEUS (ENSA Paris Val de Seine) Référents UMR Ressources : Amélie FLAMAND, Rémi LAPORTE

Le réseau Centre SUD / Pratiques et Pédagogies Coopératives se structure autour de trois axes.

Le premier participe au débat universitaire et professionnel autour des « situations urbaines de développement » et des devenirs des quartiers populaires confrontés à des « problèmes de développement humain ». Le second axe approfondit le chantier des pédagogies coopératives en poursuivant la constitution d’un réseau d’enseignants. Ses membres vont à la rencontre de la société civile et mobilisent les étudiants sur des questions qui conjuguent formation universitaire et utilité sociale. Ces deux axes convergent autour de « pratiques collaboratives » qui mettent en relation universitaires, professionnels et citoyens, et constituent un troisième axe. Celui-ci vise de nouveaux savoirs, mais aussi l’identification et la formation d’acteurs orientés vers le développement humain, la promotion de principes de justice, la nécessité de développer le lien social, ou l’articulation d’engagements professionnels et citoyens. Trois objectifs animent le réseau. Ils définissent une façon de se situer dans l’espace de la recherche qui favorise les échanges, la formation « pair à pair », la transversalité entre chercheurs, professionnels et citadins organisés ou engagés :

  • Se former et informer de façon approfondie et critique, multi-située sur les questions d’habitat majoritaire, de logement (du bidonville à la consolidation), de qualité des espaces publics, de valorisation des tissus urbains anciens et des pratiques et représentations patrimoniales qu’ils véhiculent, par l’observation de manière croisée des situations au Sud et au Nord en accordant une attention centrale aux pratiques de réhabilitation “symbolique” et matérielle, et à la prise en compte de la dimension participative.
  • Contribuer à élargir la palette des connaissances et des capacités d’apprentissage des étudiants tout en créant des ponts entre écoles d’architecture d’une part et avec des formations universitaires d’autre part. Il s’agit de réduire la distorsion constatée entre la formation de l’architecte et la réalité des contextes urbains, a fortiori dans des situations de vulnérabilité et d’incertitude, tandis que certains sont à la fois projeteur, médiateur et facilitateur.
  • Augmenter les capacités d’agir, la connaissance des outils de représentation permettant de transcender les barrières sociales dans la participation et de penser de façon « holistique », fédérer des initiatives de recherche sur ces sujets, et faire se rencontrer les acteurs intervenant sur l’habitat précaire et les récents développements des politiques publiques.